NOS PROJETS

Lutte contre la fracture numérique

Les équipements revalorisés issus du Centre de Recyclage sont mis à la vente afin de vulgariser l’outil informatique au Cameroun, la cible est constituée essentiellement des PME, les établissements scolaires, secondaires, supérieurs, les associations, les ménages et les étudiants.

Appui au secteur informel

Les DEEE en Afrique représentent un potentiel économique qui est en premier lieu capté par le secteur informel. Les travailleurs agissant dans ce cadre travaillent pour leur propre compte, et exercent des activités de recyclage, revalorisation, revente des métaux, etc. Chaque artisan recycleur est en général spécialisé dans un domaine spécialisé : collecte des métaux, réparation TV, dépannage informatique, négoce et commerce, etc.

Nous travaillons depuis 2011 à identifier les acteurs et les circuits du secteur informel des DEEE, sur Yaoundé au Cameroun. L’idée est que la naissance du centre de recyclage ne se fasse pas au détriment des travailleurs informels déjà existants, et  qu’éventuellement des synergies puissent se développer.

A Yaoundé, ce type d’activité est concentré en grande partie dans le quartier dit de la « Briqueterie ». Nous avons élaboré un partenariat avec l’association Sarkan Zoumountsi, spécialisée dans le développement social et le traitement des déchets. Ensemble nous avons monté un programme-pilote, afin d’appuyer le secteur informel dans la résolution d’enjeux de développement durable. Ce programme comprend trois composantes :

1) Appui technique et formation auprès des artisans recycleurs revalorisant le matériel informatique

2) Recherche et expérimentation de solutions alternatives au brûlage des câbles

3) Recherche et expérimentation sur la mise en place d’une filière de recyclage des plastiques thermodurcissables

Formation professionnelle

L’association Solidarité Technologique gère également un Centre de formation professionnelle. Il est destiné à accueillir des jeunes hommes et femmes sans diplômes et sans ressources financières, en leur proposant une opportunité d’insertion professionnelle grâce à l’apprentissage de l’informatique.

La formation porte sur l’utilisation et la maintenance de l’outil informatique (avec modules en bureautique, électronique, réseaux et Internet). La remise en état ou à niveau du matériel récupéré entre directement dans le cadre du programme, lequel est conçu pour permettre l’acquisition durable de connaissances en intégrant cours théoriques, ateliers pratiques et stages obligatoires. Ces cours sont dispensés par 3 enseignants spécialisés en maintenance informatique, électronique et bureautique.

Parallèlement à cette formation, une action est menée afin d’optimiser les chances d’accès à l’emploi des étudiants :

  • en accompagnant de manière personnalisée les apprenants formés par Solidarité Technologique afin de les guider en vue de leur insertion professionnelle. Il s’agit là principalement de les rendre performant dans la rédaction de CV et de lettres de motivation et de les préparer aux entretiens d’embauche.
  • en favorisant le contact entre les apprenants et le monde professionnel via un réseau de partenaires susceptibles de proposer des stages et du travail : entreprises locales, camerounaises et européennes, et écoles bénéficiaires équipées de matériels informatiques par Solidarité Technologique.
  • en encourageant l’auto-emploi dans tous les domaines qui requièrent la connaissance des technologies liées à l’informatique. Pour ce faire, sur présentation de projets intéressants et pérennes, l’association peut décider de fournir à bas coût des équipements aux jeunes diplômés afin de les aider à se lancer.

Préserver l'environnement local et mondial 

Recycler écologiquement les D3E permet de prévenir la diffusion de nombreuses substances toxiques dans l'environnement, telles que des polluants organiques persistants (incluant de nombreux métaux lourds), de puissants gaz à effet de serre ou encore des substances détruisant la couche d'ozone. Parmi les 6 plus dangereuses toxines environnementales au monde listées en 2015 par le réseau Green Cross International (plomb, mercure, chrome hexavalent, radionucléides, pesticides, cadmium, lien hypertexte : http://www.tdg.ch/monde/Les-six-polluants-les-plus-dangereux/story/30623452), 5 sont en effet présentes dans les D3E.

Plaidoyer et sensibilisation

En tant qu’acteur non-gouvernemental du secteur des DEEE au Cameroun, nous travaillons en collaboration étroite avec les pouvoirs publics, en particulier le ministère de l’environnement, de la protection de la nature et du développement durable (MINEPDED). Nous encourageons le développement et l’application de la législation au Cameroun qui vise à structurer le secteur du traitement des DEEE.

A ce titre nous avons obtenu un permis environnemental de gestion des DEEE, dès la parution de la réglementation correspondante à la fin de l’année 2012. Ce type de permis réglementaire est une grande avancée qui nous a permis de structurer le secteur des DEEE. C’est une initiative pionnière en Afrique Centrale et même à l’échelle du continent.

Nous travaillons également avec d’autres acteurs du secteur (entreprises, associations, …) afin de se mettre en réseau et échanger des informations. A l’avenir nous avons la volonté que cette plate-forme multi-acteurs puisse constituer un interlocuteur pour les pouvoirs publics afin de faire évoluer au mieux la réglementation, et un espace de dialogue entre les acteurs des DEEE eux-même.